Invité des rédactions de Fraternité Matin, hier

Modeste-Armand Goran Koffi ( Dg de l’Insaac ) : » Bientôt l’Institut aura un nouveau visage… ».

 » Enseignement artistique et culturel : la nouvelle vision de l’Insaac «  est la thématique autour de laquelle les débats ont tourné lors de ce rendez-vous avec les journalistes.

Le premier responsable a fait l’état des lieux depuis la création de l’Institut en rappelant  qu’à l’origine l’INA ( Institut national des arts ) était un établissement hybride qui rassemblait en son sein les établissements secondaires et les établissements supérieurs.  » Avec la création de l’Inssac il était prévu une rupture puisque la vision de l’époque était de mettre en place une industrie culturelle voire une économie ce la culture qui permettrait au pays d’équilibrer des aspects de son fonctionnement. « . Malheureusement le projet de départ n’a pas donné le résultat escompté « , a t-il déploré.

Pour le Dg, la transition tant souhaitée n’a pas pu s’opérer et l’Institut est resté fermé sur lui-même. L’invité a regretté le fait que l’Institut n’appartient à aucune communauté scientifique, ni au Cames , ni à l’Université de la Francophonie encore moins au Réseau d’excellence de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest mis en place pour l’implémentation du système Lmd. La dimension formation artistique et culturelle devrait être prise en compte pour réussir cette transition selon le Prof Goran Koffi mais hélas ! Dans la foulée, l’Etat ne s’est pas donné les moyens d’assurer la requalification des enseignants, a révélé le premier responsable de l’Institut avant de dénoncer le manque d’infrastructures, la faiblesse des ressources et des contenus d’enseignement et l’instabilité à la tête de l’Institut. A ce sujet, Le Prof Goran a fait savoir qu’en 25 ans, l’Insaac est à son 13 ème directeur , avec 10 ministres qui se sont succédé. Au chapitre de la pédagogie, l’intervenant  a dénoncé le faible taux d’employabilité, le manque de laboratoire, le manque de personnel qualifié et l’absence d’une saison artistique.

Pour permettre à l’Institut de tenir son rôle, le directeur de l’Insaac a signé des partenariats pour ouvrir son établissement sur l’extérieur. Cependant tout n’est pas aussi sombre comme on pourrait le penser a rétorqué le conférencier. Il a salué l’évolution du processus de requalification des enseignants avec la sortie prochaine des premiers doctorants de l’école doctorale, l’obtention d’une place d’attachée de recherche au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et à la commission nationale des enseignants du supérieur.

Au chapitre des bonnes nouvelles, il a révélé que l’Etat s’est engagé à réhabiliter et à étendre l’école avec une salle de 700 places l’année prochaine. Rejetant les accusations portées contre la direction au sujet du non-paiement des bourses allouées aux étudiants.

Prof Goran Koffi a indiqué  que la gestion de la bourse n’est pas du ressort de l’Insaac mais plutôt du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique  et du Trésor public.

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