Le canton Sah (Sahafouè )

Les houmiens bia, chevillières, une canne, et une mâle de la princesse Moh Lottény, ces reliques font l'objet d'un pèlerinage à Adjékro. La tribu des Faafouè-Sahafouè (Sah) repartie au sud-ouest de Bouaké comprend 54 villages 5.087 notables au recensement de 1893. C'est une tribu noble Assabou qui avait été installée par la reine Pokou à cet endroit dans la région actuel de Bomambo (Blèdi) en suite (ADjékro) le chef-lieu de tribu des N'Djé, diriger par la princesse Moh Lottény elle-même cousine de la reine Pokou.

Kouadio Konan chef canton des Sah par nomination de l’Administration coloniale, qui résida à Kouadio Konankro dans la sous-préfecture actuelle et Municipalité de N’Djébonouan au kilomètre 21 route de Bouaké-Tiébissou.

Cette tribu est divisée en trois sous-tribus à savoir:

1- Gbadahou dont, Koffi Diby le Chef de tribu qui habita à Koffikro,
2- N’Djé commandée directement par Kouadio Konan le Chef de canton;
3- Moungnan dont, Kouassi bah le Chef de tribu habita à ADjékro;

LE SAH OU SAHAFOUE

Les Sah ou (Sahafouè), font aussi partie des populations Assabou, conduits par la reine Ablaha Pokou, qui avaient pour rôle de protéger la reine Pokou, considéré comme les derniers remparts du royaume N’Drannouan. On ne peut pas parler du royaume N’Drannouan et Akawa sans parler des Sah (Sahafouè);

Cette population conduite par la reine Ablaha Pokou, du Ghana jusqu’à Gnamônou, avant de se fixer définitivement sur leur site actuel dans la sous-préfecture actuelle de N’Djébonouan, sous la direction de la princesse Moh Lottény une cousine de la reine Pokou.

Celle-ci les s’installa sur leur site actuel pour parer à toutes éventualités d’attaques à l’avant-garde de la cité royale de N’Drannouan. Les Sah sont des gardiens des attributs royaux « Dja », les fétiches protecteurs royaux Assabou, pour pérenniser le royaume baoulè. Les Sah étaient les maitres, de la divinité et le clergé Assabou-Agoua, ils avaient le rôle de faire tomber de la pluie en cas de nécessité du royaume baoulè et d’assurer la sécurité et la défense de la reine Pokou.

De par leur position stratégique, ils sont considérés comme du poivre épicé que découla le nom « Sah fouè » ou « Sahafouè ». Cette population se fixa au pied d’un arbre appelé « SIN » ou (BOMAN), qui donna le nom « BOMAMBO », qui constitue l’actuel village de Blèdi dans la sous-préfecture et Municipalité de N’Djébonouan.

La tribu Sah est composée de 54 villages et repartie en trois (3) sous-tribus à savoir:

1- N’Djé comme des magnans, ils ont pour chef-lieu de tribu à Adjékro;
2- Gbadahou
3- Moungnan

LA FÊTE D’IGNAMES EN PAYS SAH

SAH Adjékro, constitue un site touristique de la Côte d’Ivoire, il serait important que les Ministères de la culture et le Ministère du Tourisme prennent attachent avec ce village où se pratique la « Fête d’igname ». Pour revaloriser nos valeurs culturelles et pour un pôle d’attraction Touristique. Où se produit chaque année un événement annuel qui précède la consommation de la nouvelle igname en pays baoulè dit « Fêtai », dans la vallée du V baoulè. Dans la sous-préfecture et Municipalité de N’Djébonouan, dans le département de Bouaké, sur l’axe Bouaké-Tiébissou à 2 kilomètres de N’Djébonouan.

Vue ses nombreux a tous touristiques et culturels, il est organisé annuellement dans la période du mois d’Août, une cérémonie traditionnelle, de fête d’igname appelée « Fêtai ».

Cérémonie traditionnelle au cours de laquelle toutes les filles et fils du village sont présents et tous les oracles ancestraux et sacrés sont consultés par un médium qui essaie d’interpréter le message des mânes fondateurs. Ensuite, les sages du village procéderont à la purification des reliques ancestrales et sacrées parmi lesquelles se trouve le trône de la princesse Lottény, appelé « Nanan Kpein ». A qui on demandera de bénir la cérémonie et de protéger le peuple Sah tout entier; puis la nation ivoirienne.

C’est seulement après que les seuls initiés partiront dans la forêt sacrée de Gnamônou dans le royaume N’Drannouan pour poursuivre les sacrifices d’adorations des fétiches qui s’y trouvent. A cet titre, il est formellement interdit aux initiés de se coucher avec des femmes à la veille de cette cérémonie, sinon le dieu de la pluie s’abattra sur eux afin d’entraver tout sacrifice en cours. Alors les coupables ou les fautifs seront identifiés par des cultes consultatifs aux esprits des ancêtres.

Les initiés ont pour habillement la tenue d’Aden, sinon juste une petite serviette d’Ecosse de Tapa de couleur blanche nouée autour du rein, servant de cache sexe. Ils garderont cette tenue durant toute la cérémonie.

Lorsque les coupables seront retrouvés, la pluie s’arrêtera aussitôt de s’abattre sur le village pour permettre de poursuivre la cérémonie, et par conséquent, les coupables seront immédiatement expulsés du groupe des initiés pour toujours. L’année suivante, ils seront remplacés par d’autres initiés sous la désignation des sages de cette communauté de confrérie.

Si malgré tout, l’on observe la persistance de la pluie, les sages ordonnent la suspension de la cérémonie et le Chef de communauté est privé de la consommation de l’igname et les autres cultures vivrières de l’année.

La suspension au cours de la cérémonie le chef de communauté est privé de la consommation de l’igname et les autres cultures vivrières de l’année jusqu’à ce que l’on reprenne la cérémonie l’année prochaine.
Cette fête d’igname se passe dans un petit village appelé « ADjékro » où sont jalousement conservés les attributs royaux sacrés (Dja) des ancêtres souverains Assabou. Dans ce village, la tradition exige que les tabous soient appliqués et respectés avec rigueur comme un sacrilège.

Lors de la cérémonie, l’on sort des cases tous les reliques et trônes ancestraux sacrés de tous les successeurs de la chaise de la princesse Moh Lottény, appelé « bia-blé » pour les libations et purifications sous des incantations, les louanges et bénédictions de tous les enfants du village et de tous ceux présents à la cérémonie.

Des personnes, dont les vœux ont été exaucés, vont avec des présents, des moutons, les volailles (pintades), remercier les esprits ancestraux. La cérémonie dure toute une journée; on offrira à tous ceux qui sont présents, une substance de mélange de plusieurs plantes mystiques. Le rituel sacré de la cérémonie est régi par un calendrier d’usage cyclique. Le rituel prend en compte toutes les activités des productions agricoles de l’année.

Chaque nouvelle année est marquée par l’organisation de cette fête traditionnelle appelée « Fêtai ». Les cérémonies constituent une permission officielle des souverains, dont le « chef de tribu ou le chef de famille », pour procéder à la récolte des tubercules d’ignames.

L’offrande est faite sous la forme « Foufou ». Une pâte d’igname écrasée sans eau, mélangée à l’huile rouge de palme. Le jour de la fête est l’occasion de rassemblement des filles et fils du village ou de la tribu autour du chef chargé d’offrir les offrandes aux mânes.

Cependant, avant la cérémonie solennelle, nul n’est autorisé à goûter la nouvelle igname, quel que soient son lieu de résidence sur le territoire du pays. Il faut ajouter que cette cérémonie est une occasion de retrouvailles entre les filles et fils du village, de réjouissance qui s’accompagne de l’infusion de sang d’animaux offerts en offrande par immolation aux reliques sacrées et aux mânes, symbolisant le pouvoir exécutif.
C’est pratiques étaient très régulières en pays akan en général, et chez les baoulè en particulier jusqu’à l’arrivée des blancs dans notre pays, traînant ainsi par commodité l’organisation des rituelles sacrées.

La cérémonie de l’adoration de reliques souverains réunissait tous les dignitaires: chefs de famille, notable du village, chef du village, chef de tribu ou chef de canton; puis le roi de communauté Sah pour les sacrifices. Tous les vestiges ancestraux sont rassemblés en un seul endroit pour l’expiation et la purification des esprits et des offrandes. Ensuite ils sont ramassés après les offrandes. Ces reliques sacrées de la tribu sont censées renfermer le pouvoir exécutif héréditaire des ancêtres de sang royal régnants à la tête de la tribu.

Le « Gbokou » est un grand tambour et aussi un symbole par excellence de la tribu Sah qui a appartenu à la princesse Lottény et au peuple Sah tout entier: (Moungnan, Gbadahou, et N’Djé). Cet instrument le cadet de celui d’Akawa le Klin-kpli le (grand tambour parleur d’Akawa), appelé « Didi Angamou ».

Celui qui mange pour autrui, mais autrui ne mange pas pour lui. Il diffère par sa forme et sa taille, ensuite garnit de crânes humains que l’on appelle là- bas, la carapace des tortues. Ces crânes sont maintenus par un filet de pêche. Ce tambour sort qu’à l’occasion des grandes cérémonies et exceptionnelles. Il ne se déplace pas en véhicule et ne peut se déplacer lorsqu’il y a un décès d’un noble, princes, Reines et Rois d’un village qui a des liens parentaux.

Tels que le N’Drannouan, le Faafouè-Gossan. Mais dès son arrivée du tambour sur les lieux des funérailles, un mouton lui est offert immédiatement et immolé pour son s’installation. Après les funérailles l’on lui offrira un bœuf pour son retour.

Jadis, ils étaient adorées avec le sang humain jusqu’à l’indépendance, mais toutes ces pratiques ancestrales ont cessé et ne sont plus autorisées par l’évolution des choses. Sur le tambour  » Gbokou  » est gravé le dessin d’un crocodile tenant un poisson dans sa gueule. Un symbole proverbial, ce signe est utilisé comme la relique réservée aux clergés traditionnels, le protecteur de la divinité.

Ce tambour à une devise  » Hodi hokassé  » ce qui signifie: « Lorsqu’il s’arrose pour autrui personne ne peut lui en réclamer d’en rendre compte.  » C’est gratuit  » ». La pratique rituelle et occulte du Dipri en pays ABIDJI, dans le sud du pays de la Côte d’ivoire, ressemble à celle de la fête d’igname en pays baoulè dans le (Sah à Adjékro), sous-préfecture et Municipalité de N’Djébonouan, appelée « Fêtai », la fête de la nouvelle d’igname.

Cette cérémonie précède la consommation de la nouvelle igname au 1er du mois d’août de chaque année. C’est l’unique occasion où les filles et fils du village profitent pour se retrouver. Les pratiques rituelles sont similairement occultes de ces deux peuples akans venus du Ghana, malgré leur site géographique opposé. Ces peuples sont liés par la culture traditionnelle de leurs ancêtres communs (Ashanti du Ghana);

Peut-être la seule différence que nous pouvons remarquer, c’est le sang que saigne les Abidji pendant les rituels du « Dipri », dans la sous-préfecture de Gomon ». Et le tambour parleur qui n’est pas garnit de crâne humain.

ADjékro, est un village situé au nord de la forêt sacrée de Gnamônou dans le royaume N’Drannouan. La tribu Sah, fut fondé par le prince N’Dri ADjé et son frère Assui ADjé-blé, les enfants de la princesse Lottény, qui pendant la guerre, qui opposa au Walèbo et les Sah.

Selon nanan Koffi Tanoh chef de tribu, le Walèbo dispose plus de 185 villages contre 53 villages Sah. Pour éviter que le trône de la princesse Lottény soit emporté par le Walèbo, Assui ADjé-blé son fils aîné déplaça les attributs royaux et sacrés, afin de les mètres à l’abri de toute tentative infructueuse ou de tout danger.

Il s’en alla demander et obtient du chef de terre, le patriarche Kouassi N’Doly, originaire de la même tribu N’Djé, l’autorisation de créer le village ADjékro pour protéger les attributs royaux de la princesse Lottény. Kouassi N’Doly ne trouva d’inconvénient il accorda une parcelle de terre pour la fondation d’Adjékro, c’est depuis cette date que les deux villages partage le même site séparé par une voie centrale. Au milieu de la place publique se trouve un arbre centenaire aux racines tentaculaires, servant d’arbre à palabre.

La famille de Kouassi N’Doly, jadis propriétaire terrien occupe quatre (4) concessions. Quant aux descendants de la princesse Lottény étant en nombre important reparti de ces concessions, leur a permis par la suite d’exercer la fonction de chef de village. ADjékro, chef-lieu de tribu Sah N’Djé fut géré par le chef de tribu nanan Koffi Tanoh, l’un des arrière-petits-fils de Lottény, c’est le village le plus sacré, le plus vénéré parmi les cinquante-trois villages qui forment la tribu Sah.

Selon le chef nanan Koffi Tanoh le chef de tribu, il n’existait pas de route à ADjékro anciennement, c’est feu le Président Houphouët Boigny qui a fait ouvrir une route à Adjékro de sorte à désenclaver ce village où il allait avec sa famille pour demander sa bénédiction. Les peuples Sah sont reparties en trois tribus, mais la tribu Moungnan est la plus importante en nombres répartis sur 23 villages, dont N’Djébonouan est le Chef-lieu du canton.

C’est à N’Drannouan dans la forêt sacrée de Gnamônou que repose le reste mortuaire de la reine Pokou. Notre installation dans cette région s’objectait de veiller sur la forêt sacrée de Gnamônou qui abrite le sanctuaire de la reine Pokou, la reine des baoulè. Nous sommes les derniers remparts, les guerriers de la défensive et de la sécurité des souverains d’Akawa. Personne n’ignore cela, en pays baoulè, du lieu de la résidence et l’inhumation de la reine Ablaha Pokou, dans la forêt de Gnamônou le royaume N’Drannouan.

La population d’Akawa, troublée après les actes crapuleux et au dieu des Walèbo, ils sortiront les tambours (Attounglan) pour annoncer la nouvelle triste: la mort du roi Akpindrin Mlan, assassiné par les Walèbo et les Faafouè-Gossan. Nanan Assui ADjé blé, le chef des Sah, de la Municipalité et sous-préfecture actuelle de N’Djébonouan. Apprenant la nouvelle, il recommanda à ses guerriers de faire barrage aux assaillants et imposteurs de Walèbo.

En vue de les empêchés de traverser son territoire avec le butin (le trésor) volé d’Akawa et le crâne du roi Nanan Akpindrin Mlan de N’Drannouan. Ce qui fut aussitôt fait par les guerriers Sah. Les assaillants venus de Walèbo seront rattrapés au bord du cours d’eau appelée « Kan-blé », qui sépare la tribu Sah et le Walèbo. Jadis, connue sous l’appellation « Gblessou », situé non loin de la région d’Anoufouè Bonou, qui prendra désormais le nom « Assoua Kouamé Attolliè ».

Assoua Kwagne et son groupe seront rattrapés et décapités par les guerriers Sah appuyer par les 7 frères guerriers de N’Daoukro, originaires d’Akawa. Cette histoire se déroula dans les années 1886, après la mort d’Akwa Boni à Walèbo. Nous avons été tous témoins des faits, entant que des voisines des deux (2) populations. Qu’on arrête de mentir aux peuples ivoiriens, sur le sépulcre ture de la reine Pokou, et le substrat de la dynastie Assabou-Agoua. Il n’y a pas deux (2) royaumes baoulè en Côte d’Ivoire a par Akawa et N’Drannouan.

Le Walèbo n’oubliera pas ce qui occasionna la bataille sanglante entre les Sah et les Walèbo, suite à leur mauvais acte contre Akawa. Depuis l’installation de la reine Pokou à Akawa dans la forêt de Gnamônou, nous assumons la défense et la sécurité des souverains d’Akawa la cité royale et de la forêt sacrée de Gnamônou. Nous constituons une division d’armée forte Assabou de la reine Pokou et des souverains d’Akawa, fixée au nord de la forêt de Gnamônou pour veiller sur ce patrimoine ancestral. C’est ce qui a l’origine de l’appellation, « Sah », épicé comme le poivre. Les Sah sont voisins immédiats des Walèbo limité par la rivière Kan-blé, qui constitue la frontière naturelle et nous sommes aussi voisin des N’Drannouan. Nous avons à notre possession des objets, jalousement conservés qui constituent des preuves infumables de la bataille sanglante des Sah et les Walèbo.

Telle a été l’hypothèse que nanan Koffi Tanoh, le chef de tribu d’Adjékro, nous avons confiée et qui est loin de s’altérer en des preuves illusoires appuyer par les notables. Juillet 1995 à Adjékro.

LA COMPOSITION DE L’ARMOIRIES DE LA PRINCESSE LOTTENY:

1- Grand tambour parleur le Klin-kpli (Mlomlossa),
2- Tambour parleur appelé Gbokou, unique à son genre,
3- Les reliques ancestrales
4- Les différentes pièces de poids à peser l’or,
5- Un mâle de la princesse,
6- Une paire de chevillière princière,
7- Un saut en bronze de bain féminin de la princesse,
8- Un petit couteau pour les petits besoins,
9- Un sabre bout tordu,
10- Un panier en liane, et divers objets royaux.