A la découverte de Kokumbo

Kokumbo, ville carrefour: quand modernisme et tradition se cotoye. Kokumbo a été érigée en commune par la loi n° 95 – 941 du 13 novembre. La population est estimée à environ 10 513 âmes selon le dernier recensement qui date de 1998. Elle couvre le territoire des villages de Kokumbo, Akroukro, Kimoukro, Niamkey-konankro et Kpléssou issus de la circonscription administrative de Kokumbo.

Elle est limitée au nord par la Sous Préfecture de Yamoussoukro, au sud et à l’est par la Sous Préfecture de Kokumbo et l’ouest par celle d’Oumé. Le chef-lieu de la commune se situe à mi-parcours entre Toumodi (30 km) et Oumé (25 km) d’une part et la ville de Yamoussoukro (40 km) d’autre part. La superficie de la commune représente environ 60% de celle de la circonscription administrative de Kokumbo (330 km2).

Historique de la commune

Kokumbo compte 5 villages situés dans un rayon de 5 km du chef-lieu Kokumbo-Akroukro et un peu plus d’une cinquantaine de campements. Situé dans le canton Faafoué, la S/P de Kokumbo est peuplée d’autochtones baoulés venus pour la plupart de la région de Bouaké, chercher de l’or, d’une forte proportion d’allogènes (gouros, dioulas…) et d’étrangers originaires des pays voisins.

Distante d’environ 250 km d’Abidjan la commune de Kokumbo est d’accès facile. La voie reliant les 5 villages composant la commune est bitumée. Le réseau de liaison avec le pays rural de la commune et les différentes localités de la sous préfecture ne présente aucune difficulté notable à l’exception des pistes d’accès à Mankankouamékro (16 km) et Oko (5 km). Les pistes de desserte des plantations villageoises impraticables pendant la saison pluvieuse. Pour le visiteur qui met les pieds pour la première fois dans cette commune, la première chose qui frappe c’est l’aspect du sol couleur latérite malgré les voies bitumées. Malgré ses infrastructures modernes, la ville conserve quelques aspects traditionnels.

Au niveau de la végétation, il faut dire qu’elle est composée de savanes arbustives dans les parties nord et est puis de forêt dans la partie sud et ouest de la commune. Le fleuve Bandaman arrose l’ouest de la commune à partir du village de Kimoukro. C’est le seul cours d’eau permanent de la commune. S’agissant des sols, ils se présentent sous deux aspects: les sols fortements dénturés sous pluviométrie atténuée et les sols sur roches basiques qui sont fréquemment juxtaposées avec des cuirasses. Quant au relief, il est plus où moins accidenté avec des plaines et des plateaux peu prononcés. Le Mont Kokum constitue la plus haute élévation (502m).

La commune dispose de quelques infrastructures scolaires: 7 écoles publiques et privées avec 40 classes dont la capacité d’acceuil est de 1612 places. Sur le plan sanitaire il faut dire que Kokumbo dispose d’un hôpital général qui par faute de personnel et d’équipements techniques est sous exploité. L’hôpital comprend un dispensaire, une maternité, une PMI, une salle d’hospitalisation, une cuisine et une morgue. Il fonctionne donc comme un centre de santé (dispensaire, PMI).

Au niveau des loisirs, la commune dispose d’un foyer polyvalent, d’une bibliothèque et d’un terrain de jeux. N’oublions pas que Kokumbo possède un marché de 30 places qui semble dépassé par les potentialités commerciales de la ville.