Département Bongouanou et son histoire

L’ex-boucle du cacao a perdu son rayonnement, son énergie qui, par le passé, a su façonner, une mentalité et des comportements particuliers et même une fierté du peuple Moronou.

Aujourd’hui, l’appauvrissement des planteurs de la région s’accentue au fil des années malgré les efforts des acteurs. Cette situation a provoqué le départ de populations vers des zones plus propices (sud ouest forestier) à la culture du cacao et du café.

Or, la saturation des nouvelles zones cultivables d’accueil et les conflits qui éclatent entre autochtones et migrants suscitent le retour de certains migrants dans le Moronou.
Cette situation oblige chacun à s’interroger sur l’avenir des hommes et des femmes de cette région.
Aujourd’hui, la politique de  » re-fondation  » prônée par les nouvelles autorités du pays et dont l’un des axes majeurs est la décentralisation, interpelle tous les acteurs locaux à s’impliquer davantage dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de développement socio-économique de leur région. Ce qui justifie raisonnablement la tenue de ses » étata généraux du developpement du Moronou  » initiés par les cadres du Morounou.

Présentation de la région
Le département de Bongouanou appartient à la région du N’Zi Comoé. Il couvre une superficie de 6670 km2, soit 34 % de la région et 2 % du territoire national. Ce département comprend cinq sous-préfectures (Bongouanou, Arrah, M’Batto,Tiémlékro, Anoumaba). Sa population est de 247635 habitants, avec une densité de 43 habitants au km2. Cette population compte 54 662 de non ivoiriens, soit 22,1% de la population totale.
Elle est limitée au Nord par Bocanda et Daoukro, à l’Est par Abengourou, au Sud par Tiassalé, Agboville et Adzopé, à l’Ouest par Dimbrokro et Toumodi.

L’activité agricole demeure l’activité principale, en occupant 60% de la population totale du département. Cette population est surtout impliquée dans les cultures du cacao et du café avec une taille moyenne d’exploitation de 2 ha par spéculation.
Pour la campagne 2001 la production est estimée à 4222,050 tonnes de café et 4161,6 tonnes de cacao. Le département est également grand producteur de vivriers (igname, riz, maïs…) et de légumes (aubergine, tomate, gombo…). A partir de1998, les exploitants ont commencé à s’orienter vers de nouvelles cultures de rentes (palmier à huile, hévéa et anacarde). Pour la commercialisation des produits, il existe au sein du département six coopératives exerçant dans le domaine du café et du cacao et 14 groupements informels impliqués dans la commercialisation des vivriers.
Ainsi le PIB agricole calculé est de 17 510 052 450 FCFA et la marge brute per capita est de 39 557,60 FCFA.

Au niveau de l’industrie, il existe une seule unité de transformation du bois, une scierie basée à Kotobi et 122 petites unités de transformation.
Concernant les infrastructures, le département possède:
– 173 km de route bitumée;
– 32 villages électrifiés;
– 27 marchés couverts au niveau rural;
– 1 hôpital général, 4 centres de santé urbain (CSU) et 20 centres de santé ruraux (CSR);
– 215 écoles primaires et 8 établissements secondaires.
Devant toutes ces données, il faut retenir que le département est confronté à une rareté de la main d’œuvre, et surtout à la fermeture des établissements bancaires. Mais, il ne faut pas oublier qu’à côté de ces contraintes, le Moronou bénéficie de quelques atouts dont les principaux sont:
Le bon comportement des nouvelles spéculations dans le département l’existence de nombreux bas-fonds propices à la riziculture.