Le masque « Létéhi gla »

Le masque danseur létéhi gla (létéhi « danseur », gla « masque ») porte une courte jupe de raphia laissant les genoux à decouvert au-dessus des jambières et tient en main un chasse-mouches bissè. Certains tiennent en main une canne.

Il se produit au cours des cérémonies funéraires ou à l’occasion des réjouissances ou des grandes fêtes de rencontres entre plusieurs villages. Il est accompagné de danseurs. à ce sujet, écrit G. Koré66, « le masque danseur peut être considéré comme un facteur de solidarité, un véritable trait d’union entre les villages et les groupes ».

Pouvant peser plus de 40 kg avec tout son attirail (masque, jupe de raphia, canne), il exige du danseur une constitution et un régime d’athlète. Au cours de son évolution, il dialogue avec un tambourinaire principal, et ce spectacle à caractère ésotérique ne peut être parfaitement compris que des seuls initiés. La danse est soutenue par un ensemble orchestral comprenant des tambours, des paires de hochets-sonnailles sablé.

Le masque danseur arrive sur la place publique sans être accompagné par les chanteurs comme c’est le cas du masque sacré, mais il peut commander aux chanteurs des chansons à rythme et à pas de danse spéciaux. Le masque danseur peut exécuter des danses classiques ou bien, selon la mode, introduire de nouvelles danses inventées ou copiées chez les populations voisines. Chaque masque est secondé par un danseur non masqué.

à chaque chanson correspond un pas de danse qui évoque les activités agricoles comme l’abattage du bois ou des sentiments comme l’amour ou la jalousie. Les masques danseurs portent différents noms selon les localités : mahi gla ou tchatcha à Gorodi, déni kachia à Bokaléguhé.