Cartographie de Bondoukou (chef-lieu de la région du Gontougo)

Le département de Bondoukou est limité au Nord par les départements de Nassian, Bouna et le Burkina-Faso; au Sud par les départements de Transua et de Tanda; à l’Est par le Ghana et à l’Ouest par le département de Sandegué, les régions du N’zi et d’Iffou.

Le département de Bondoukou couvre une superficie de 9.978 km2, établissant un taux de densité de 34 habitants/ km². Il compte 12 sous-préfectures dont neuf sont fonctionnelles, neuf communes dont une seule, celle de Bondoukou fonctionne, 181 villages ainsi que plusieurs campements.

La population du département de Bondoukou est estimée à 341.295 habitants dont 166.306 hommes et 174.990 femmes, selon le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 1998. Les populations autochtones sont les Gbin, Koulango, Abron, Nafana, Dêga ainsi que les Lobi, de migration récente.

En outre, on note la présence de nombreux allogènes notamment les Sénoufos et Malinkés. Les ressortissants des pays de la CEDEAO, constituant un nombre important d’étrangers, sont représentés dans le département de Bondoukou. Il s’agit des Burkinabés, Maliens, Ghanéens, Mauritaniens, Togolais, Béninois, Nigériens, Nigérians et autres Africains. Tous ces différents groupes vivent en bonne intelligence avec les populations autochtones.

Le relief est généralement plat mais l’on peut observer une chaîne de montagnes appelée le mont Zanzan, faisant le tour du département et très visible dans les zones de Kouassi-N’dawa ainsi que dans les sous-préfectures d’Appimandoum et de Pinda-Boroko.

Le département de Bondoukou est situé dans une zone climatique dite sahélienne, caractérisée par une grande saison de pluie (mai-juillet) et une grande saison sèche (novembre-avril). L’harmattan est très rude durant les mois de décembre et de janvier. Le réseau hydrographique est constitué par quelques cours d’eau qui tarissent tout au long de la saison sèche.

Dans le département de Bondoukou, les sols sont généralement ferralitiques plus ou moins des saturées, argilo-sableux profonds. La végétation est constituée de forêt dans la partie sud dont la densité varie selon les dégradations liées au défrichement agricole et à l’exploitation forestière. Au centre, on trouve la savane arborée qui fait place à la savane herbeuse, au nord.

Le sol est propice à toute une gamme de cultures vivrières dont les principales sont, entre autres, la banane plantain (dans la partie sud), l’igname appelé « Kpona », le maïs, le riz, le manioc, les légumes, les agrumes ainsi que divers produits fruitiers et maraîchers.

L’anacarde constitue la principale culture industrielle de la région et sa commercialisation demeure la première économie. A cette culture, s’ajoutent le cacao et le café produits en faible quantité dans la partie sud à cause du vieillissement du verger.

En général, l’économie de la région du Gontougo repose essentiellement sur l’agriculture tant industrielle que vivrière à l’instar de la plupart des régions du pays.

Le réseau routier est aussi dense que varié. L’axe principal bitumé Abidjan-Bouna traverse le département de Bondoukou. Les pistes villageoises y sont nombreuses. L’entretien routier reste une préoccupation majeure pour les populations.

La chefferie traditionnelle, auxiliaire de l’administration, traverse une crise, causant l’inorganisation en son sein. L’autorité des chefs est pratiquement absente dans les villages.

(AIP – Par Norbert Séhi)