La commune de Port-Bouët

Étalée le long du littoral sur une dizaine de kilomètres au-delà du canal de Vridi, Port-Bouët porte le nom du commandant Bouët Villaumez qui, en 1837, fut chargé par le roi de France de conclure des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers. C’est en fait vers 1930 que Port-Bouët commença à être habitée. La construction du wharf draina à ce moment toute une activité de manutention des marchandises. Le célèbre phare de Port-Bouët fut construit à cette époque.

La deuxième étape du développement de cette commune remonte à la création du port, en 1950. Usines et entrepôts se multiplièrent ensuite à Vridi qui devint la principale zone d’emplois d’Abidjan. C’est à cette époque qu’une partie de la population de Port-Bouët fut déplacée dans la commune de Yopougon. Elle y fonda le quartier appelé Port-Bouët 2.

Historique

De 1965 à 1970, Port-Bouët qui doit son nom au capitaine de vaisseau Bouet Willaumez n’était qu’un hameau rural occupé par les populations autochtones Ebriés, et Alladjans. C’était aussi une cité dortoir pour les ouvriers étrangers ayant participé aux travaux de la construction du Wharf et à l’ouverture du canal de Vridi.

Par la loi n° 80- 1180 du 17 octobre 1980 relative à l’organisation municipale, la ville d’Abidjan a été scindée en 10 communes, dotées chacune d’une personnalité morale et d’une autonomie financière. Port-Bouët qui était alors une délégation rattachée à Koumassi devenait une commune de plein exercice en 1981. Madame Hortense Aka-Anghui en est le premier Maire élu de cette Nouvelle Commune.

L’expansion des zones habitables de la commune s’est faite progressivement et parfois par instinct communautariste car à part la zone centre et celle de vridi-cité, tous les autres quartiers avaient une particularité car les différents groupes ethniques se sont délimités des territoires à la création de quartiers tels que :

– Derrière warf : créer pour les travailleurs de la construction du Wharf se situe derrière l’emplacement du défunt wharf.

– Adjouffou : qui doit sa création à la construction de l’aéroport international, il est le quartier le plus équilibré en termes de diversité ethniques.

– Jean-Folly : On y trouvait des togolais, des béninois et des ghanéens majoritairement, ce quartier porte le nom de son fondateur : Folly Jean.

– Gonzaqueville : qui se trouve cote à cote avec jean Folly partage outre le lien de parenté des fondateurs, les mêmes ethnies et d’autres habitants venus du Mali, du Niger…

– Vridi-canal : c’est l’un des plus anciens, son premier habitant serai M.Sawadogo, il est quasiment peuplé de Burkinabé, de maliens, baoulé et de fanti.

– Vridi- Zimbabwe : quartier de pêcheurs ghanéens Afanti et Awnan et qui a vu progressivement sa population augmenté avec l’arrivée d’ivoiriens, de maliens…

– Toviato : qui signifie la cabane près de la petite eau en langue Awnan, se trouve à l’emplacement du 1er Canal de Vridi en face du village d’Abia-Gnambo « Petit- Bassam », il à la particularité de se trouver entre la lagune et la mer, c’est un quartier fondé par des pêcheurs Awnan mais son peuplement et son expansion est du faite des maliens « Tamacheq » et des nigériens « Haoussa » qui étaient majoritaire.

– Anani : village crée par les pêcheurs Awnan qui cohabitent avec les togolais, béninois et burkinabé.

– Bénogosso : village malinké dont le fondateur est le vieux Bénogo, ce village à la particularité d’abrité la majorité des élevages de bovins des peul mais on y trouve toues les autres communautés