Présentation de la ville de Kolia

La ville de Kolia présentait en 1985 toutes les caractéristiques d’une bourgade. Kolia bénéficie d’un avantage socioculturel de par sa population constituée de deux groupes ethniques : les Sénoufos d’une part situés au Sud (BOUNDIALI) et les Malinkés d’autre part, situés au Nord (TENGRELA).

Erigée en commune de plein exercice par la loi n° 85-1085 du 16 août 1985, elle ne dispose pas encore de tous les équipements à l’échelle de sa situation administrative.
L’agglomération est traversée par une route internationale non bitumée en direction du Nord (TENGRELA, MALI),

Les travaux de bitumage de cette voie, arrêtés suite aux événements socio-politiques survenus dans le pays en décembre 1999, ont repris en 2001 pour être interrompus le 19 septembre 2002. Ils devraient reprendre dès que la situation économique le permettra pour le bonheur des populations

Demographie
L’agglomération couvre une superficie d’environ cent cinquante (150) hectares pour un espace communal de sept mille (7 000) hectares avec une population d’environ neuf mille (9 000) habitants.

Les allogènes sont constitués de fonctionnaires et de Maliens. La population étrangère est très faible.

Malgré sa superficie communale relativement importante, l’arrière pays est totalement dépourvu de villages. Les villages les plus proches : KPAFONON, BELEDJEMENE, DOKAHAN et DEMBASSO sont à plus de 10 km

Histoire de Kolia
Kolia, village devenu aujourd’hui sous-Préfecture et commune de plein exercice, a été créé selon la tradition orale par un chasseur du nom de PEDAGNAN ZIAO et son jeune frère DOSSIERE ZIAO venus de DIANRA (l’ancien village DIANRA situé entre BOUNDIALI et SEGUELA).

Les deux frères s’étaient installés initialement au bord du marigot à l’emplacement actuel du cimetière du quartier KOULOFOLO.

Ils y ont construit une cabane qui servait d’habitation. La forêt dense qui les séparait ne leur a pas permis de voir qu’un autre chasseur répondant au nom de ZANYOGO DIARRASSOUBA s’était lui aussi installé pas très loin sur le site actuel du quartier Dioula sans s’apercevoir de la présence de ses voisins.

Un jour, à la faveur des coups de fusils, ZANYOGO s’est approché des frères ZIAO ; Connaissance faite, chacune des parties a évalué le temps déjà passé sur les lieux. Il s’est avéré que les frères ZIAO étaient arrivés trois saisons de pluie avant ZANYOGO ce qui correspond à peu près à trois années. Ils décidèrent de se rendre visite mais le marigot au bord duquel les frères ZIAO s’étaient installés rendait difficile ces visites. C’est ainsi que ZANYOGO demande à ses nouveaux voisins d’immigrer sur l’autre rive afin de faciliter les rencontres.

Ensemble, ils ont construit la première case de Kolia (devenue la case sacrée de la famille ZIAO).

La tradition orale dit que l’endroit où le mortier a été enlevé pour cette construction est toujours visible.