Duékoué, capital de la région du Guémon

La pénétration française s’est faite dans la région en 1912, lorsqu’un chef de village de la tribu Zagné, du nom de Zatchêhé demande au chef de poste de Daloa le protectorat de la France. Ainsi, fut créé en 1914, début de la 1ère guerre mondiale, le poste militaire de Beoué, dans département de Bangolo, qui fonctionna jusqu’en 1922, année de sa fermeture.

Rouvert en 1924, il est érigé en subdivision administrative et son siège transféré à Duékoué, sous la dépendance de Guiglo, alors chef-lieu du Moyen-Cavally. La subdivision est érigée en sous-préfecture par la Loi 61-04 du 2 janvier 1961, puis en département et en commune de plein exercice par les Lois 85-1085 et 85-1086 des16 et 17 octobre 2012.

Le département de Duékoué est promu nouvelle région du Guémon et attend d’être inauguré par le Chef d’Etat, Alassane Ouattara, le 23 avril 2012. Le département compte cinq sous-préfectures, à savoir la sous-préfecture centrale de Duékoué, et celles de Bagottouo-Guezon, Guehebly et Gbapleu.

Il est limité au Nord par les départements de Kouibly et Bangolo, au Sud par la sous-préfecture de Buyo, à l’Est par la sous-préfecture de Guessabo et à l’Ouest par le département de Guiglo.

Le département de Duékoué compte deux cantons, le canton central ou Blaon et le canton Zagné. Il est peuplé de plus de 120.000 habitants et compte 53 villages dont 15 dans la commune.

Il dispose d’un hôpital général et de 12 centres de santé, un Lycée moderne, 12 collèges privés, et 91 écoles fonctionnelles dont huit privées.

Les activités agricoles sont dominées par la culture du café et du cacao à côté desquelles se développent l’hévéaculture et les cultures vivrières. Le riz et le manioc sont les aliments de base des autochtones Guéré tandis que le maïs, la banane plantain et l’igname ont été introduits par les allogènes et allochtones.

L’activité économique débordante attire beaucoup de personnes à Duékoué, une situation qui engendre malheureusement de récurrents conflits, surtout fonciers.