Présentation générale de Kong

Situé à environ 600km d’Abidjan et à 100km de Ferkessédougou, Chef-lieu de Région, le Département de Kong s’étend du Nord au Nord-ouest de la Côte d’Ivoire. Il est limité au nord par le département de Tehini et la République du Burkina Faso, au Sud par le Département de Dabakala, à l’Est par le fleuve Comoé et le Département de Bouna et à l’Ouest par le Département de Ferkessédougou et de Niakaramadougou.

Erigé en chef-lieu de Département depuis Juillet 2012, Kong compte quatre (04) sous-préfectures (Kong, Sikolo, Bilimono et Nafana) et regroupe 72 villages pour une population de 87 929 habitants.

Kong à l’origine était occupé par une tribu de Sénoufo appelé Fala-fala jusqu’au XIème siècle. Ce n’est probablement que vers la fin du XIème siècle que les Dioulas commencèrent à arriver dans la région. Ils descendaient de la région de Ségou peu à peu par petits groupes. Leur venue n’eut rien d’une conquête mais plutôt d’une infiltration. Ils s’établirent dans les environs de la ville de Kong dominée par les Fala-fala. Ce n’est qu’à la fin du XIIIème siècle que Sékou OUATTARA chef de la famille la plus influente des Mandés-Dioulas prit le pouvoir.

C’est donc sous le règne de l’empereur Sékou OUATTARA que Kong atteint son apogée. Kong était donc un carrefour commercial important à travers les échanges de l’or, la noix de cola, de bétail, de poissons séchés, des céréales et des esclaves. Kong devint également l’une des grandes capitales de l’Islam avec la construction des mosquées, des écoles Coraniques et d’une Université Islamique .Tout cela a fait de Kong un puissant empire.

Mais cette prospérité de l’empire de Kong prit un coup avec l’attaque de Samory TOURE en 1897 sous le règne de Komi OUATTARA le 20è roi de Kong. Une guerre dont la motivation reste encore douteuse dans l’esprit des hommes, ruina Kong à plusieurs niveaux : morts d’hommes, fuite des populations vers les régions voisines (Burkina Faso, Mali, Ghana…). Cependant, malgré les effets ravageurs de cette guerre, Kong est resté rattaché à sa culture. Cela s’explique tout simplement par le fait que les Kongas (habitants de Kong) ont compris que leur spécificité est liée à leur culture. C’est ce qui fait de Kong une destination de choix à grande potentialité culturelle et touristique en Côte d’Ivoire. La modernisation de Kong est en marche avec de bitume, infrastructures administratives et économiques qui s’harmonisent parfaitement avec les édifices traditionnels.

Kong est aujourd’hui chef-lieu d’une immense Sous-Préfecture rattachée au département de Ferkéssedougou. Constituée de vastes plateaux, la sous-préfecture de Kong est logée dans la savane herbeuse, parsemée d’arbres tels que le néré, le karité, le baobab. Le climat est de type soudanien. La region est bien arrosée. Les cours d’eau qui traversent la région sont la Comoé, le N’zi, le Kinkenin, le Congo.

L’agriculture qui est l’activité de la presque totalité de la population, est non modernisée. Avec l’arrivée des Lobis, la région est devenue un véritable grénier des cultures d’ignames, de maïs, de mil, de sorgho,de mangues, d’acajou, ….

La culture de coton n’est plus en première page pour les populations de la ville de Kong après quelques années d’expériences infructueuses, faute d’encadrement et d’information, se pourrait-il. Elles est souvent pratiquées dans les villages. Les plantation, généralement petites et toutes des open fields, sont exposées aux actions néfastes des nombreux animaux sauvages qui vivent dans la région et font l’objet de chasse.

L’élevage y est pratiqué, mais son évolution est très lente car les autochtones s’y intéressent très peu. N’est-ce pas d’ailleurs pour cette raison que la SODEPRA installée à Kong vers 1979 s’est retirée, laissant le vieu poste vétérinaire

L’artisanat textile qui a contribué à la réputation du royaume de Kong est aujourd’hui pratiqué de moins en moins. Dans la ville de Kong,on ne trouve plus que moins de dix tisserands professionnels. Les deux forges qui y sont installées, ne fonctionnent qu’après les travaux champêtres. La vannerie, autrefois développée, est aujourd’hui une activité passe-temps, pratiquée par quelques vieillards. Quant à la poterie, elle n’est pratiquée que dans le village de SIKOLO

Le commerce qui a fait la fierté du royaume de Kong, est aujourd’hui, très peu développé dans la région. Dans la ville de Kong, il n’y a que quelques petites boutiques. Le marché quotidien qui y existe, n’a rien à reprocher à celui d’un village, car il reste encore artisanal. Le lundi est jour de marché de la region, on y trouve ce jour là un peu de tout car les marchandises viennent de partout même des regions les plus éloignées. Ce jour là Kong grouille de monde de tel enseigne que les Lobis en font une fête.

Le transport, très mal développé à l’image des communes rurales du grand nord, est assuré quotidiennement pour son axe Kong-Ferké, deux fois par semaine pour Kong-Bouaké, chaque lundi pour Kong-Korhogo et Kong-Bouna(par transit). Aucun automobile ne lie Kong à ses nombreux villages.

Vaste de 10100 Km2, la Sous-Préfecture de Kong est composée de soixante-sept villages et de nombreux campements Lobis, elle se divise en ‘trois’ cantons: Les cantons de Nafana, de Sikolo et de Kong. Cependant Il faut noter l’existence du canton de Somanfèsso dirigé par les petits fils de Sékou Ouattara.

Depuis sa création, le royaume dispose d’une administration très organisée; un mélange du type monarchique et democratique.C’est ainsi qu’on a:
Les chefferies(royautés) sont toujours assurées par les Ouattara, parmi lesquels, les descendants dircts de Sékou Ouattara. Le trône est oujours assuré par le roi qui reside dans la ville de Kong.

A kong, il existe un chef de village. Cette fonction est exercée par les Ouattara du quatier Kiéréou

L’imama et le Niembou(adjoint à l’imam) sont l’affaire des Djoulas dirigés par Almay Barro.

La ville de Kong se divise en 10 kabilas (quartier), dirigé par un chef(kabilatigui). On distingue les kabilas suivant: Barrola, Camp-zonctionnares, Cisséra, Dianguinasso, Kiéréou, Komisso, Korola, Sagara, Somaganan et Somass

source: kongdjamana.net

Villes / Villages

Voir tous