Le Denguélé

Les plateaux et glacis cuirassés s’élèvent à des altitudes qui varient entre 400 et 600 mètres, et se terminent par des talus de faible ampleur mais escarpés. Quelques reliefs isolés viennent parfois casser la monotonie ; ils sont de formes variées, mais le plus souvent d’aspect insulaire et leur altitude dépasse rarement 100 mètres. Un tel substrat, élément dominant du paysage, donne une impression d’uniformité et de platitude.

Au point de vue pédologique, les sols sont de qualité médiocre. Le réseau hydrographique est orienté Sud-Nord et limite le département d’une part à l’ouest par le Gbanfla qui constitue une sorte de frontière naturelle avec la Guinée et le Mali, et d’autre part au nord par le Baoulé. Le régime hydrographique se caractérise par des crues en août, septembre et octobre suivies d’un tarissement rapide en novembre et décembre.

Avant le redécoupage administratif intervenu en 1996 – soit peu après la vague d’élections nationales et locales où la région, dont le centre politique principal était Odienné, fut en grande partie acquise à l’opposition – l’actuel Denguélé était au coeur du vaste ensemble régional du « Nord-Ouest » comprenant Séguela, Touba, Odienné et Mankono. Au terme du nouveau découpage territorial, le Denguélé est devenu l’une des 16 régions administratives de la Côte d’Ivoire – celle-ci en compte 18 depuis avril 2000 – et l’aire de compétence administrative d’Odienné s’en est trouvée considérablement réduite : constituée du seul département d’Odienné, la région couvre une superficie de 20 600 kilomètres soit 6 % environ de la taille totale du pays. Le Denguélé est limité, au nord et à l’ouest respectivement, par les Républiques du Mali et de la Guinée, et à l’est et au sud par les régions des Savanes et du Worodougou.

Etude réalisée par : ENSEA / IRD