Grand-Bassam: Administration et politique

– le quartier impérial qui est le quartier des affaires. C’est le quartier le plus vaste et le plus peuplé;
– le quartier petit-paris;
– le quartier France, joyau de la cité touristique de Grand-Bassam.

Ce quartier qui a en son sein de vieilles bâtisses et de nombreux monuments est un musée de l’ère coloniale par excellence. Il fut le lieu de résidence des différents gouverneurs qui se sont succédé de 1893 à 1900 à Grand-Bassam, alors capitale de la Côte d’Ivoire.

Le village de Moossou en réalité est un Royaume
Pour mémoire, c’est dans le Royame de Moossou que le Roi Péter Attékéblé et des Emissaires du Roi Louis Philippe 1er de France, avaient signé des traités, afm que la Côte d’Ivoire devienne une colonie Française, avec comme première capitale, Grand-Bassam.

Aujourd’hui encore, Moossou demeure Royaume, car il est administré par un Roi qui est épaulé par ses « Ministres » appelés Notables. Chaque jour de nombreux touristes et autres sommités de la culture visitent la cour Royale qui fait partie des curiosités touristiques de la ville.
– Le quartier CAFOP
– le quartier MOCKEY-VILLE
La commune de Grand-Bassam a 35 conseillers dont le Maire et ses quatre Adjoints constituent la Municipalité.

Grand-Bassam première commune de la Côte d’Ivoire
Le 31 Décembre 1914, un arrêté général érige une partie du cercle de Grand-Bassam en Commune mixte.

Quelques années plus tard, en Octobre 1955, Grand-Bassam devient Commune de plein exercice avec un Conseil municipal et un Maire élus. Ce conseil municipal est dissout par décret du 8 Janvier 1960 et remplacé par une délégation spéciale de trois membres.

Par décret du 3 Janvier 1961 déterminant le nombre et les limites territoriales des sous-préfectures et par décret du 5 Août 1965, après réorganisation de son territoire, la Sous-préfecture de Grand-Bassam comprendra désormais : l’agglomération urbaine de Grand-Bassam, les villages de Moossou et dépendance, Azuretti, Ebrah, Vitré 1, Vitré 2, Modeste, Mafiblé, Gbamié, Yakassél Yakaassé 2 Mondoukou.

Monsieur Jean Michel Moulod, ancien Directeur général du port autonome de la ville de SAN-PEDRO, dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire, ancien Directeur général du port autonome d’Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, ancien Ministre des infrastructures économiques fut élu Maire de la Commune de Grand-Bassam au suffrage universel le 25 Mars 2001 pour un mandat de cinq (5) ans.

Monsieur Jean Michel Moulod fut élu également le 10 Décembre 2000 au suffrage universelle. Député de la Commune de Grand-Bassam. Monsieur Jean Michel Moulod est donc Député-Maire.

Il est le 5eme Maire de la Commune, depuis la mise en œuvre de la politique de Décentralisation et de communalisation par le Gouvernement en 1978.

Le département de Grand-Bassam
Le département de Grand-Bassam comprend deux Sous-Préfectures : la sous-préfecture de Grand-Bassam et la sous-préfecture de Bonoua. Le chef lieu du Département est Grand-Bassam.
Le Département de Grand-Bassam est crée par décret 97-15 du 3 Janvier 1997. Il est administré par un Préfet qui représente le Gouvernement.
Le Préfet du Département est épaulé par un Secrétaire général de Préfecture et par les Sous-Préfets de Grand-Bassam et de Bonoua.

Religions
Presque toutes les religions sont représentées à Grand-Bassam par ordre de grandeur, c’est à dire en fonction du nombre d’Adeptes. On peut citer les Religions: Catholique, Musulmane, Protestante, Harriste, Chritianisme Céleste.
Les sectes et l’animisme ne sont pas pour autant absents dans cette cité.

Education
A Grand-Basam, il existe : 38 écoles dont 2 écoles maternelles, 28 écoles primaires publiques, 4 écoles primaires privées non confessionnelles et 4 écoles confessionnelles;
5 collèges : le collège Moderne de Grand-Bassam, le collège patronnage Monseigneur René Kouassi, le cours secondaire Edoukou Miézan, l’Institution Raggi ANNE-MARIE (IRMA), le collège Saint Jean Baptiste
2 lycées : le lycée Moderne et le Lycée Robert Léon.

Ecoles de formation professionnelle.
– le centre de formation artisanale de vannerie, le centre éducatif professionnel ABEL qui forme les jeunes capables de s’installer de façon autonome dans le secteur agricole et de gérer une petite unité de procuction;
– Le centre d’animation de formation pédagogique (CAFOP) de Grand-Bassam;
– l’Institut Industriel de l’Afrique de l’Ouest (situé route de Vitré)
– Une école de poterie;
– Un Institut de formation et d’éducation féminine.
A Grand-Bassam, il est prévu également la construction d’une Université privée internationale.
Le taux de scolarisation est estimé à 80%

Le sport
A Grand-Bassam, il existe un seul club connu au plan national et dans la Sous-Région. Il s’agit de l’union sportive des clubs de Bassam (USCB) qui comporte deux sections dont une section handball.

Premier club Ivoirien crée en 1936, l’USCB a remporté la première coupe de la Côte d’Ivoire, alors Colonie Française en 1937.

En dehors de la section football de l’USCB, il existe dans les différents quartiers de la ville des petites équipes de football fondée par un Camerounais, ex-Entraîneur de l’USCB.

Cette école recute les enfants de 8 ans et demi à 18 ans.

La durée de la formation est de 18 mois à trois ans. Dans cette localité, il y a également le centre de formation «Renaissance Hand-ball club de BASSAM» qui est un centre de formation qui encadre gratuitement les filles volontaires pour l’apprentissage du hand-ball.

Le transport
A Grand-Bassam, il existe une seule et importante Compagnie de transport. Il s’agit de la Compagnie de transport dénommée « Union des Transporteurs de Grand-Bassam » (UTGB).
Cette Compagnie a dans son parc plus de 20 Autobus qui desservent la Capitale économique, Abidjan.

En dehors de cette importante Société de transport de la ville, il existe des taxis qui desservent les différents quartiers.

Des mini-cars et des voitures de marque peugeot (504 et 505) desservent également la ville d’Abidjan et d’autres localités.

Des événements fondamentaux devaient cependant réorienter l’évolution et le destin de Grand-Bassam. Il s’agit de la construction en 1931 du Wharf d’Abidjan (Port-Bouët) et de l’ouverture du nouveau port en eau profonde d’Abidjan en 1951, après le percement du canal de Vridi. Ces deux nouvelles infrastructures ont porté un coup fatal à la vie économique de cette partie du littoral. Avec elles, le centre de l’économie de traite animé par les grandes maisons de commerce, se déplace de Bassam vers Abidjan, provoquant inévitablement le déclin de la capitale économique et du premier «fief» de l’Administration coloniale.

Les activités économiques de la cité
L’on peut dire que Grand-Bassam, naguère Cité prospère, est aujourd’hui une ville économiquement faible.

Le premier constat est la conséquence de la situation qu’a connue la localité avec le transfert sur Abidjan des activités portuaires liées à la construction en 1930 du Wharf de Port-Bouët.

Malheureusement pour Grand-Bassam, la construction de ce Wharf va susciter le transfert sur Abidjan de toutes les activités commerciales et portuaires et donner ainsi un coup d’arrêt à sa prospérité. Et depuis cette époque, Grand-Bassam n’a jamais pu se relever de ce coup du sort.

Aujourd’hui, l’activité économique reste modeste avec l’existence tout de même de quelques magasins tenus par des Libanais et quelques Africains, une seule Banque commerciale (La Société Générale de Banque en Côte d’Ivoire) et le tourisme.

L’inexistence d’activités économiques importantes dans la cité pose le problème de manque de ressources fiscales pouvant permettre à la Mairie de lancer des projets de développement.

Au niveau de l’équipement, il convient de souligner que très peu d’investissements ont été réalisés ces dernières décennies dans la commune par l’Etat. Qu’il s’agisse des Etablissements scolaires ou hospitaliers, qu’il s’agisse des infrastructures routières, la ville de Grand-Bassam vit une situation préoccupante pour les élus soucieux d’apporterun mieux-être à la population.

Une seule industrie
La seule industrie véritable qui a pu s’implanter à Grand-Bassam, dans le quartier de Moossou et qui y a d’ailleurs prospéré, c’est celle du bois animée par la Compagnie des Scieries Africaines (SCAF).

Cette Compagnie qui est l’une des plus anciennes sociétés d’exploitation forestière et d’industrie du bois de Côte d’Ivoire s’est implantée à Moossou à Grand-Bassam en 1918 et s’est notamment spécialisée dans la production de contreplaqués et de divers éléments de menuiserie (maisons préfabriquées), d’ébénisterie et de décoration (placages) et une gamme étendue de divers autres travaux.

Le coprah
Comprise dans une zone sableuse et marécageuse par endroits, la circonscription n’est ni riche en terre culture, ni en réserves de forêts susceptibles de favoriser le développement d’une agriculture de type industriel ou même familial.

Aussi bien au niveau des cultures d’exportation que vivrières, le cocotier est la seule culture qui puisse convenablement pousser dans la commune.

En 1973, environ 2.200 ha de cocotiers étaient plantés qui foumisaient près de 13.000 tonnes de coprah.

La masse monétaire distribuée aux planteurs au cours de la campagne de cette même année avoisinait la somme de 590 millions Francs CFA. Il faut dire qu’à son état actuel, l’économie cocotière ne peut pas prétendre répondre aux besoins toujours croissants des populations.

Le prix du kilogramme de coprah n’est que de 90 F actuellement.

Mais, ce n’est pas là que réside l’essentiel du problème qui se pose ici et qui, au niveau national touche d’ailleurs aussi certaines de nos grandes cultures d’exportation, c’est celui de la valorisation du produit.

La pêches
L’activité principale des autochtones Abouré, N’zima et Ehotilé est la pêche. Mais, cette activité pratiquée de façon artisanale ne nourrit plus son homme.

Aujourd’hui, l’ouverture définitive de l’embouchure paraît plus que nécessaire, si l’on veut que les lagunes et le fleuve Comoé redeviennent navigables pour le bonheur des pêcheurs. Car la présence desjacinhtes sur les eaux paralyse les pêcheurs dans leurs activités quotidiennes. Et puis le poisson est devenu rare dans la lagune et dans le fleuve Comoé parce qu’ils n’en reçoivent plus de la mer qui est leur principale pourvoyeuse.

Nul doute qu’avec l’ouverture définitive de l’embouchure, la pêche sera fructueuse à Grand-Bassam, à tel enseigne qu’on pourrait envisager la construction d’un débarcadère, et même un port de pêche.