Kokumbo, ville carrefour: quand modernisme et tradition se cotoye

Elle est limitée au nord par la Sous Préfecture de Yamoussoukro, au sud et à l’est par la Sous Préfecture de Kokumbo et l’ouest par celle d’Oumé. Le chef-lieu de la commune se situe à mi-parcours entre Toumodi (30 km) et Oumé (25 km) d’une part et la ville de Yamoussoukro (40 km) d’autre part. La superficie de la commune représente environ 60% de celle de la circonscription administrative de Kokumbo (330 km2).

Historique de la commune
Kokumbo compte 5 villages situés dans un rayon de 5 km du chef-lieu Kokumbo-Akroukro et un peu plus d’une cinquantaine de campements. Situé dans le canton Faafoué, la S/P de Kokumbo est peuplée d’autochtones baoulés venus pour la plupart de la région de Bouaké, chercher de l’or, d’une forte proportion d’allogènes (gouros, dioulas…) et d’étrangers originaires des pays voisins.

Quelques données de base
Voies d’accès
Distante d’environ 250 km d’Abidjan la commune de Kokumbo est d’accès facile. La voie reliant les 5 villages composant la commune est bitumée. Le réseau de liaison avec le pays rural de la commune et les différentes localités de la sous préfecture ne présente aucune difficulté notable à l’exception des pistes d’accès à Mankankouamékro (16 km) et Oko (5 km). Les pistes de desserte des plantations villageoises impraticables pendant la saison pluvieuse. Pour le visiteur qui met les pieds pour la première fois dans cette commune, la première chose qui frappe c’est l’aspect du sol couleur latérite malgré les voies bitumées. Malgré ses infrastructures modernes, la ville conserve quelques aspects traditionnels.

Au niveau de la végétation, il faut dire qu’elle est composée de savanes arbustives dans les parties nord et est puis de forêt dans la partie sud et ouest de la commune. Le fleuve Bandaman arrose l’ouest de la commune à partir du village de Kimoukro. C’est le seul cours d’eau permanent de la commune. S’agissant des sols, ils se présentent sous deux aspects: les sols fortements dénturés sous pluviométrie atténuée et les sols sur roches basiques qui sont fréquemment juxtaposées avec des cuirasses. Quant au relief, il est plus où moins accidenté avec des plaines et des plateaux peu prononcés. Le Mont Kokum constitue la plus haute élévation (502m).

La commune dispose de quelques infrastructures scolaires: 7 écoles publiques et privées avec 40 classes dont la capacité d’acceuil est de 1612 places. Sur le plan sanitaire il faut dire que Kokumbo dispose d’un hôpital général qui par faute de personnel et d’équipements techniques est sous exploité. L’hôpital comprend un dispensaire, une maternité, une PMI, une salle d’hospitalisation, une cuisine et une morgue. Il fonctionne donc comme un centre de santé (dispensaire, PMI).Au niveau des loisirs, la commune dispose d’un foyer polyvalent, d’une bibliothèque et d’un terrain de jeux. N’oublions pas que Kokumbo possède un marché de 30 places qui semble dépassé par les potentialités commerciales de la ville.

Ce que nous avons déploré à Kokumbo, c’est qu’il n’y a pas d’institutions financières. Le seul bureau de poste que nous avons trouvé là-bas n’est pas fonctionnel dépuis 1995. Sûrement que le maire et son conseil vont s’ateller à corriger cette disparité pour le bonheur des populations qui aspirent à mieux être.

Concernant la municipalité il faut noter que le conseil municipal comprend 26 membres. La municipalité se compose d’un maire et de trois adjoints.Trois commissions sont mises en place: celle des affaires économiques, financières et domaniales, celle des affaires sociales et culturelles et enfin la commission jeunesse et femme. L’effectif du personnel est de 17 employés sur 26 autorisés au cadre organique des emplois.

En l’absence du Maire Koffi Kouadio Hervé c’est le Sécrétaire Général M. Yapo Valèry de la Mairie qui a bien voulu répondre à nos préoccupations. Jeune commune en plein essor Kokumbo mérite plus d’attention de la part des autorités de tutelle. Prochainement nous vous donnerons quelques repères-clè concernant la commune.