Le département d’Alépé

Alépé est une ville située au Sud-Est de la Côte d’Ivoire à 45 km de la capitale économique (Abidjan) entre les degrés 5° – 10’ et 5°- 50’ de latitude Nord et 3°- 38’ et 3° – 50’ de longitude Ouest. Elle est limitée par : les villages de Yakassé-Comoé et M’Bohin au Nord, le village d’Andou M’Batto au Sud, la Sous-préfecture de Bongo à l’Est, les villages de Grand-Alépé et Memni à l’Ouest.

Erigé en préfecture en 1999, le département d’Alépé compte cinq sous-préfectures que sont Alépé, Allosso, Aboisso-Comoé, Danguira et Oghmwapo et 52 villages. Les principales entités ethniques sont composées d’Akyé, les Agni, et les Gwa auxquelles il faut ajouter une forte communauté d’allogènes et des ressortissants de la CEDEAO.

Au niveau agricole, les principales activités sont le café, le cacao, l’hévéa et le palmier à huile ; les cultures vivrières y sont également pratiquées avec une percée fulgurante du manioc qui sert à la fabrication de l’attiéké qui est un mets très consommé et commercialisé dans le département.

En ce qui concerne les activités culturelles, elles sont dominées par la célébration des fêtes de génération en pays Akyé et Gwa. Le département regorge de nombreuses danses traditionnelles comme le N’dé, le Sida, le Bichomin et bien d’autres qui font partie du riche patrimoine culturel d’Alépé.

Historique
D’origine akan, les akyé lépin, ou « han lé pin » en langue locale, qui veut dire littéralement « nous ne sommes ni une dette, ni un fardeau », sont issus de la grande famille akyé émigrée en terre ivoirienne, en provenance du Ghana, autour du 18e siècle, sous la poussée de multiples facteurs.

Suivant le cours du fleuve Comoé, les Akyé lépin se lancent à la quête de terres paisibles sous la conduite de leur Chef ALE. Sitôt parvenus, en pays M’batto, les Akyé lépin sont confrontés à la résistance farouche des autochtones gwa. Pourchassés et dispersés, les lépin se rassemblent de nouveau à Bemidji, lieu de ralliement, à l’appel du Chef ABRO Adjé. De là, ils fondent plus tard Memni, Grand-Alépé et Montézo. Aussi, de Memni sera créé plus tard Nianda et de Grand Alépé sera créé Petit Alépé, peu avant l’arrivée des colons français.

Economie
Ville située dans une zone forestière à forte pluviométrie, le climat et la végétation constituent des atouts majeurs pour l’essor économique et industriel de la Commune, car ils sont favorables aux cultures de rente (café, cacao, hévéa, palmier à huile) et vivrières (banane, manioc …..). Cette agriculture de rente a permis l’installation d’unités industrielles agricoles.

-Banque et micro finance : CNCE, COOPEC

-Industrie: On note la présence des structures industrielles suivantes :ITRAD-TALIN, elle conditionne les fruits et les feuilles de l’arbre dont les feuilles servent à emballer de l’attiéké pour alimenter une industrie pharmaceutique en Grande Bretagne. ADAM-AFRIQUE : Extraction de l’huile de palme et PALM-AFRIQUE : Extraction de l’huile de palme.

-Commerce: il se résume aux activités du marché et de quelques magasins.

-Elevage et pêche: On y pratique l’élevage de bovins, ovins, porcins et volaille (poulet de chair et pondeuse).
Quant à la pêche, elle se pratique à l’état artisanal sur la Comoé.

-Tourisme et Artisanat: La commune d’Alépé s’épanouissant dans une cuvette située sur la berge de la Comoé regorge de nombreux atouts touristiques dont la valorisation participerai à l’essor du tourisme local. Elle bénéficie d’un réseau routier et fluvial praticable. Ainsi, l’accessibilité de la ville permet de découvrir une riche culture faite de danses populaires (Biéchomin, Sida, Ado, Akoundé etc…), de fêtes de génération et le tout couronné de l’art culinaire autochtone qui ravive l’appétit à travers le « biécosseu » et le « vèbousseu ». Il faut ajouter à ce potentiel les sites touristiques (17 sites) qui font revivre une émouvante et riche histoire des peuples de la Commune d’Alépé.

Quant à l’activité artisanale, elle est inexistant