Le Kouroubi

Le kouroubi est une danse traditionnelle de réjouissance des jeunes filles de l'ethnie malinké de Côte d'Ivoire. La danse est réservée aux jeunes filles vierges de la communauté. Elle permet aux jeunes filles qui vont se marier de faire leur dernière sortie en célibataires, et aux familles des jeunes filles d'exprimer leur fierté de les voir toujours vierges.

Personne ne dit avec certitude l’origine du kouroubi. Des personnes affirment qu’il avait lieu lors de la nuit du Destin. Le but étant de mettre en éveil les hommes pendant la lecture du Coran. L’habitude festive restée depuis lors. Spécificité féminine donc !

Mais cette danse serait la survivance d’une tradition animiste réintroduite dans les festivités de l’islam. Elle est pratiquée par des vierges. Le kouroubi, occasion pour celles qui doivent se marier après le Ramadan de faire leur dernière sortie de célibataires en compagnie de leurs amies. Aussi, un moment de fierté pour les parents d’exhiber leur enfant qu’ils ont réussi à conduire « pure » au mariage.

Une danse culturelle

Avec le temps, le kouroubi est devenu patrimoine culturel du Zanzan. Seule grande zone du pays où il reste encore vivace. Les autres régions l’ont interdit au milieu de la décennie 1990-2000. La raison, il aurait un caractère peu religieux. Fête à connotation musulmane, même si les danseuses sont de toutes les tendances religieuses.

être équilibriste – à la limite funambule – pour se trémousser sur un échafaudage de 3 m de hauteur. Vous qui avez le vertige, abstenez-vous! Le poids des filles dansant sur les poutres fait craindre des chutes. La tradition dit que si une jeune fille gravit l’échafaudage sans être vierge, tout le dispositif s’écroule. Mettant en danger ses amies. Les accidents, tout de même rares.

Le kouroubi, danse peu médiatisée. Peu exploitée au plan touristique. A Bondoukou, la plupart des habitants sont unanimes : l’interdire, c’est « amputer le District du Zanzan d’une part de ses richesses culturelles ».