Interview : Mäcks GPS : « Je suis un pont culturel entre l’ Allemagne et la Côte d’ Ivoire « .

Mäcks GPS est un artiste ivoirien qui vit en Allemagne. Il a décidé de faire du coupé-décalé pour promouvoir la musique ivoirienne au-delà de nos frontières. C’est un choix qu’ il assume pleinement en attendant qu’ il se produise un jour en concert sur les bords de la lagune Ebrié. Découvrons-le davantage à travers cette entrevue…

Qu’est-ce que vous a poussé la musique ?

Disons que j’ai découvert mes talents de chanteurs au moment où le célèbre groupe caribéen Kassav est arrivé en Côte d’ Ivoire pour la première fois. C’ est en écoutant ce groupe que j’ai été piqué le virus de la musique. C’ est à partir de là que mon rêve de musicien a pris son envol.

Depuis combien de temps faites-vous la musique ?

Officiellement c’ est depuis 2007 avec le groupe afro-germanique Afrodisea. Sinon je m’ y essayais bien avant cette date.

Quel genre de musique pratiquez-vous ?

Je fais du coupé-décalé moderne avec un accent d’ afrobeat.

Pourquoi ce choix ?

Je me sens mieux dans ce style. C’est aussi notre identité culturelle. Nous devons la promouvoir. A travers ce genre je voudrais établir  un pont culturel entre l’ Allemagne et la Côte d’ Ivoire.

Comment arrivez-vous à concilier la musique et votre métier ?

Je crois que c’est une question d’ organisation. La musique est une passion pour moi à telle enseigne que je ne peux rester une journée sans fredonner un air musical. Mais après, il va falloir organiser toutes ces inspirations et trouver le bon moment pour entrer en studio et produire quelque chose.  Je peux m’ imaginer un jour sans travail mais je ne peux m’ imaginer un jour sans faire la musique. C’est toute la différence.

Pourriez-vous abandonner votre métier au profit de la musique ?

C’est Dieu qui le décidera mais comme je le disais tantôt, la musique fait partie de mon identité. C’ est plus facile pour moi de me séparer de mon travail que de la musique ( Rires ). Sinon je peux toujours continuer mon travail en faisant de la musique.

Quand et où s’est déroulé votre premier concert ?

Mon premier concert s’est déroulé en 2008 à Hambourg avec le groupe Afrodisea.

Comment avez-vous vécu cette grande première ?

J’ avoue que ce n’ était pas évident vu que c’ était la première fois. Je ne savais pas ce qui m’ attendait c’est-à-dire comment le public allait réagir. J’ avais le tract et très intimidé. Finalement tout s’est bien passé.

Avez-vous déjà fait un concert en Côte d’ Ivoire ?

Malheureusement pas encore à titre personnel. C’est vrai qu’ avec le groupe Afrodisea nous avions donné un spectacle au centre culturel allemand dans le cadre du cinquantenaire de la langue allemande en Côte d’ Ivoire. Pour l’ instant je ne vis pas essentiellement de la musique. J’ ai mon boulot et aussi ma famille à gérer à part la musique. Cela va me coûter du temps et de l’argent pour venir faire un spectacle en Côte d’ Ivoire. Il faudra ma présence sur place pour une meilleure organisation. Il faut un staff compétent pour gérer tout ça ! Sinon j’ y pense sérieusement.

On voit que vous faites des featuring sur vosalbums. Cela répond à quel besoin ?

Effectivement j’ai fait des featuring avec des artistes ivoiriens et africains. Pour moi, la musique a toujours été un espace de partage et de collaboration. La musique n’est pas un cercle fermé. Il faut toujours explorer d’ autres genres pour ajouter un plus à ce qu’ on fait. Tant que l’ occasion se présentera je le ferai.

Un mot pour conclure…

Je remercie tous ceux qui ont cru en moi et qui continuent de me soutenir dans la voie que j’ ai choisie. Mention spéciale aux média fait un travail formidable en donnant de la visibilité à ce qu’ on fait. Sans les média beaucoup de choses resteront à l’ ombre. Merci à mes fans à qui je demande de suivre mon actualité musicale à travers les réseaux sociaux.

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